03 novembre 2009
Hommages à Fernand Léger.
Ce Mois de Novembre le Blog Présente des hommages au peintre mécanique français Fernand Legér. Né le 4 février 1881 en Orne et mort le 17 Aout 1955. Il est l'un des pionniers du cubisme, mouvement très important dans la peinture française du 20e siecle. (Re)Visiter ce peintre en cliquant sur le site du musée national Fernand Legér: http://www.musee-fernandleger.fr/
Une esthétique de chaos
L
a déstructuration du langage n’est pas un acte nihiliste mais plutôt une réflexion philologique ce qui aboutit à la création d’une poétique volontairement intimiste excluant toute intertextualité. C’est une poétique dont le médium est une voix remplie de crocodiles ; une voix d’intérieur, balise d’un autre type de délire, qui, incapable de s’élever dans les limbes mallarméennes, sillonnent les chiendents en paquebot de neige. Voix rauque d’acajou qui, charriant toutes les angoisses, fait fi de ce grand cul(te) séculaire de la Beauté. Alors, le poète n’est ni voyant ni prophète ni oracle comme le prétendait Rimbaud. Mais, c’est un homme qui a vécu et qui sait que le vrai dialogue d’avec soi. Une espèce d’altérité inversée. Toute poétique devient, dès lors, une sorte d’exercice de liberté_ une authentique quête de restauration de la primitive de l’homme.
Watson Charles Et James Pubien. Extrait d'<une esthétique de chaos> Le Nouvelliste Haiti.
02 novembre 2009
Sans palabres
Te souviens tu
On s’aimait par mot de passe
Nos cœur codés
Comme des machines
Mais la route intermédiaire était trop loin de nous
Vieux fil distant
Mains superposées
Gestes fragiles
On s’aimait comme on va à la banque
Sans rien dire
Sans mots-clés
Sans palabres.
Wébert Charles, Inédit.
San Tit
Solèy leve
sou pwent lang nou
solèy leve
deje fèmen
tout sa k rete
nan foli m
se vye rèv
nou boukante
Pou levanjil
Webert Charles, Marèl
PERSONNE PÂLE.
Malheureux comme les pierres
triste au possible
l’homme maigre
le pupitre à musique aurait voulu périr
Quel froid Le vent me perce à l’endroit
des feuilles
des oreilles mortes
Seul comment battre la semelle
Sur quel pied danser toute la semaine
Le silence à n’en plus finir
Pour tromper l’hiver jamais un mot tendre
L’ombre de l’âme de l’ami L’écriture
Rien que l’adresse
Rien que l’adresse Mon sang ne ferait qu’un tour
Les sons se perdent dans l’espace.
comme des doigts gelés
Plus rien
Plus rien qu’un patin abandonné sur la glace
Le quidam
Le quidam On voit le jour au travers
Louis Aragon, Feu De Joie.
Source:http://www.poesies.net
Alchimi
Vye recho
bout mamit
ranyon
sandal
nan yon kwen
rido sal
fil kouran
sanchè dlo
dra chire
bout papye
fèy jounal
sigarèt
bobann gaz
solèy selman k'rete pou fè yon powèm
Wébert Charles, Ekstrè Marèl,Inédi


